C’est le Hamas, pas Israël, qui est responsable des pénuries alimentaires à Gaza

Seth Galinsky
le 11 août 2025

Une pluie d’articles dans la presse bourgeoise, ainsi que des déclarations de politiciens du Parti démocrate, du président Donald Trump et du Premier ministre britannique Keir Starmer, et des rapports d’organismes des Nations unies, affirment tous qu’un grand nombre d’enfants meurent de faim à Gaza à cause de la guerre menée par Israël contre le Hamas.

Cela sert de couverture aux apologistes du Hamas qui, sans la moindre preuve, accusent Israël de priver le peuple palestinien de nourriture et de médicaments afin de mener un « génocide » contre lui.

La plupart de leurs rapports s’appuient sur les déclarations du ministère de la Santé de Gaza, qui est géré par le Hamas, un groupe de type nazi dont l’objectif est de détruire Israël et d’expulser ou de tuer tous les Juifs qui s’y trouvent.

Une photo largement diffusée d’un enfant émacié aide à exposer le faux caractère de la dernière campagne mondiale de propagande anti-juive. Il s’agit de la photo de Mohammed Zakaria al-Mutawaq, âgé de 18 mois, présenté dans un article du New York Times du 25 juillet et dans les médias du monde entier comme l’exemple type des enfants gazaouis affamés.

En réalité, Mohammed souffre de troubles génétiques qui nécessitent un régime alimentaire particulier et qui altèrent son aspect physique. Une autre photo montre aussi sa mère et son frère. Ni l’une ni l’autre ne présente de signes de famine. Cinq jours après sa publication, le Times a publié un « rectificatif » dans lequel il reconnaissait que l’enfant souffrait de « problèmes de santé préexistants ». Mais il continue d’utiliser cette photo comme exemple d’une « famine imminente ».

Un article publié le 23 décembre 2023 par TRT World a déclaré : « L’ONU affirme que Gaza est désormais au bord de la famine ». Cela vous rappelle quelque chose ? Des soi-disant groupes d’aide humanitaire n’ont cessé de le proclamer depuis lors.

Il existe de graves pénuries alimentaires à Gaza. Mais cela est principalement dû au fait que le Hamas se sert de l’aide humanitaire pour nourrir ses sbires, pour tenter de s’assurer la loyauté de ses partisans, qui sont de moins en moins nombreux, et pour revendre l’aide afin de financer sa dictature brutale.

« Rien ne prouve que le Hamas ait systématiquement volé l’aide humanitaire de l’ONU », affirme un titre du New York Times du 26 juillet. La preuve ? Deux officiers anonymes de l’armée israélienne et un rapport « interne » du gouvernement US.

Le Times a-t-il songé à interroger les habitants de Gaza ? En décembre 2023, un journaliste d’Al Jazeera qui filmait en direct depuis Khan Younès a affirmé que l’aide parvenait à la population.

Une femme palestinienne âgée l’a pris à partie. « Beaucoup d’aide arrive, mais elle ne parvient pas à la population », a-t-elle dit au journaliste dans une scène filmée, expliquant qu’elle allait au Hamas.

La complicité des Nations Unies

Les Nations Unies ont été complices avec le Hamas à Gaza pour créer des écoles qui endoctrinent les enfants pour devenir des auteurs d’attentats-suicides afin de « terroriser l’ennemi ». L’ONU a fermé les yeux lorsque le Hamas a construit des postes de commandement et des tunnels en-dessous ses hôpitaux, ses écoles, les bâtiments de l’ONU et des quartiers résidentiels en prévision du pogrom du 7 octobre 2023.

Le Hamas détient toujours dans des conditions abominables les 20 otages restants qu’il a kidnappés le 7 octobre, ainsi que les corps de 30 autres personnes présumées mortes. Le Hamas ne cesse de déclarer qu’il se moque du nombre de Palestiniens qui meurent, son objectif étant de commettre « encore et encore » des massacres comme celui du 7 octobre.

Dans des conditions difficiles, des milliers de Palestiniens sont descendus dans les rues de Gaza pour réclamer « Hamas, dehors ! Dehors ! », le plus récemment le 21 juillet à Khan Younès. De nombreux manifestants appellent également à la libération des otages israéliens. Ces actions donnent un aperçu des possibilités pour les travailleurs – quelles que soient leur religion ou leur nationalité – de défendre leurs intérêts communs dans toute la région. La presse bourgeoise mentionne à peine ces manifestations.

Afin d’empêcher le Hamas de continuer à détourner l’aide ou de la vendre à profit, le gouvernement israélien a mis en place un nouveau système de distribution géré par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), avec de l’aide de Washington. Malgré de nombreux problèmes et une mauvaise organisation, ce système a distribué des dizaines de millions de colis alimentaires.

Mais le Hamas y voit une menace à son contrôle du pouvoir. Il a menacé de tuer tout Gazaoui qui aiderait la GHF à distribuer de la nourriture. Et il a fait de la fin du programme de la GHF une exigence centrale dans les négociations de cessez-le-feu, qui sont dans l’impasse.

Le gouvernement israélien a autorisé l’ONU et d’autres organisations humanitaires à envoyer des centaines de camions d’aide à Gaza, mais l’ONU refuse de distribuer leur contenu, affirmant que c’est trop risqué et que les camions sont fréquemment attaqués par des pillards.

Alors pourquoi le gouvernement US encourage-t-il l’histoire de la « famine imminente » ?

Les dirigeants US ne se soucient ni des Palestiniens ni des Juifs. Pour eux, se joindre aux partisans du Hamas pour accuser Israël de provoquer une famine est un moyen de plus de faire pression sur son gouvernement pour qu’il mette fin à la guerre contre cette organisation criminelle, guerre que Washington considère comme un obstacle à son objectif : la stabilité nécessaire à l’impérialisme américain pour piller le travail et les ressources naturelles du Moyen-Orient.