Deux vidéos diffusées par le Hamas et son allié, le Jihad islamique, constituent la plus récente preuve macabre démontrant pourquoi Israël doit vaincre et détruire ce groupe soutenu par Téhéran. Dans les vidéos, ces criminels antisémites montrent fièrement les effets barbares de près de deux ans de torture et de privation délibérée de nourriture infligées aux otages israéliens Rom Braslavski et Evyatar David.
Evyatar David, privé non seulement de nourriture mais aussi de soins médicaux, ne peut plus marcher. Rom Braslavski, émacié, est montré dans un tunnel, creusant ce que ses ravisseurs l’obligent à appeler sa future tombe. Le Hamas termine la vidéo avec son graphique emblématique d’un sablier rempli de sang et annonce que « le temps est compté ! »
Le Hamas, qui a été inspiré par les nazis, a commencé la guerre le 7 octobre 2023 par le massacre de 1 200 personnes dans le plus grand pogrom anti-juif depuis l’Holocauste. Sa charte fondatrice appelle à tuer tous les Juifs. Le Hamas torture et assassine les Palestiniens de Gaza qui s’opposent à son pouvoir brutal. Il perturbe violemment l’acheminement de la nourriture à Gaza, puis accuse Israël d’être responsable de la pénurie alimentaire, et continue d’utiliser la population de Gaza comme des boucliers humains tout en prétendant qu’Israël commet un génocide.
Peu après le pogrom du 7 octobre, un dirigeant du Hamas, Ghazi Hamad, a déclaré que ce massacre n’était « que le premier. Il y en aura un deuxième, un troisième, un quatrième. » Le Hamas, soutenu par Téhéran et encouragé par la recrudescence des actes de violence antisémites dans le monde entier, ne peut être contrôlé ni contenu. Il doit être détruit afin de défendre l’existence d’Israël en tant que refuge pour les Juifs et d’ouvrir une porte aux travailleurs israéliens, palestiniens et autres pour lutter pour leurs propres intérêts de classe.
Pour se défendre contre le Hamas, Israël a dû résister à la pression des dirigeants US et d’autres gouvernements capitalistes à travers le monde, des agences des Nations unies et des couches méritocratiques au sein d’Israël, qui ont tous leurs propres raisons pour s’opposer à la destruction du Hamas.
Fausses accusations de famine et de génocide
Depuis le 7 octobre, Israël a remporté de grandes victoires contre le Hamas et « l’axe de la résistance » organisé et dirigé par Téhéran. Il a décimé le Hezbollah au Liban et porté des coups aux Houthis au Yémen. Ses actions ont ouvert la voie au renversement de la dictature de Bachar al-Assad en Syrie.
Israël a pris le contrôle de 75 % de Gaza et mis en place un système de distribution alimentaire géré par la Fondation humanitaire de Gaza afin de contourner le contrôle du Hamas. C’est précisément au moment où Israël est sur le point de porter un coup définitif au Hamas que la clameur des gouvernements impérialistes et des médias bourgeois, qui accusent Israël d’affamer délibérément la population de Gaza, est la plus forte.
Il y a de la faim dans certaines parties de Gaza, mais c’est parce que le Hamas s’approprie la nourriture et d’autres aides pour bien nourrir ses hommes de main et ses partisans, en détourne une partie pour la vendre à des prix élevés sur le marché et menace de représailles tout Gazaoui qui porte assistance aux opérations d’aide organisées par Israël.
Depuis que le pogrom du Hamas a déclenché la guerre actuelle, Israël a facilité la livraison de plus de 1,3 million de tonnes de nourriture, soit environ 90 000 camions. Le Hamas craint que cela n’affaiblisse encore davantage son pouvoir.
« Israël livre du carburant, de la nourriture, des médicaments et de l’eau dans un territoire toujours sous le contrôle du même groupe qui a assassiné ses civils le 7 octobre », note John Spencer, président du département d’études de guerre urbaine à l’Académie militaire US de West Point.
Afin de limiter la capacité du Hamas à utiliser l’aide alimentaire pour se renforcer, Israël, avec le concours de Washington, a mis en place trois centres de distribution alimentaire dans le sud de Gaza, gérés par la Fondation humanitaire de Gaza. Mais les agences des Nations unies, qui ont collaboré avec le Hamas par le passé, et d’autres organisations qui se disent à but non lucratif, refusent de travailler avec elle.
Malgré ces obstacles, la fondation distribue l’équivalent d’environ 1,7 million de repas par jour. En plus, Israël facilite la distribution de nourriture par certaines agences des Nations unies et d’autres organisations.
Mensonges sur le génocide
À l’instar de ses mensonges sur la « famine » à Gaza, le Hamas prétend qu’Israël est en train de commettre un « génocide ».
Israël est engagé dans une guerre à mort contre le Hamas. Cette organisation criminelle et ses alliés se sont retranchés dans des tunnels souterrains fortifiés. Ils utilisent les civils à la surface comme boucliers humains. En pleine guerre, Israël a coordonné la distribution de millions de doses de vaccins pour les Gazaouis et permis à 36 000 personnes de quitter le territoire pour se faire soigner à l’étranger.
Les Forces de défense israéliennes avertissent souvent les civils par SMS, appels téléphoniques et tracts de se mettre à l’abri lorsqu’elles prévoient une attaque. Les soldats israéliens pris sous le feu ont souvent reçu l’ordre de ne pas riposter car des civils pourraient être tués ou blessés.
Cela ne veut pas dire que les FDI, une armée capitaliste, ne commettent pas d’injustices, d’abus ou ne sont pas responsables de morts évitables.
Et contrairement à la plupart des autres guerres, les Palestiniens qui veulent échapper aux combats sont coincés à Gaza. Les troupes du gouvernement égyptien à la frontière les empêchent de partir.
La force qui a des intentions génocidaires à Gaza est le Hamas. Son objectif est de détruire Israël et de tuer ou d’expulser tous les Juifs qui y vivent.
Une solution à deux États ?
Les gouvernements du Royaume-Uni, de la France et du Canada, ainsi que la Ligue arabe, ont menacé de reconnaître un État palestinien. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a déclaré que Londres agirait de la sorte si Israël ne prend pas de « mesures substantielles » pour mettre fin à la guerre à Gaza.
Ils présentent cela comme un moyen de forcer Israël à cesser d’« affamer » Gaza. Mais leur véritable objectif est d’empêcher une défaite totale du Hamas par Israël.
Dans la réalité d’aujourd’hui, l’imposition d’un « État » palestinien laisserait le Hamas intact et en charge de Gaza, quelles que soient les différentes propositions concernant toute autre entité qui pourrait contrôler le territoire. L’Autorité palestinienne était en charge de ce territoire lorsqu’Israël s’en est retiré en 2005, et elle a rapidement été attaquée et chassée par le Hamas. L’existence du Hamas est un poignard pointé vers le cœur du peuple juif.
L’administration de Donald Trump s’oppose pour l’instant aux appels en faveur d’une solution à « deux États » et affirme qu’elle soutient la fin de la domination du Hamas à Gaza. Mais sa priorité est de faire pression sur le gouvernement israélien pour que peu à peu il mette fin à la guerre et parvienne à un « deal ».
La revue The Atlantic a récemment cité deux responsables anonymes de l’administration selon qui Trump se plaint que Netanyahou « prolonge » la guerre à Gaza et sape les efforts pour parvenir à un cessez-le-feu. Il n’y a que la stabilité qui intéresse l’impérialisme américain afin de poursuivre son exploitation de la région.
La pression exercée pour mettre fin à la guerre contre le Hamas se reflète à l’intérieur d’Israël, où une couche méritocratique de fonctionnaires des Forces de défense israéliennes, de l’agence de renseignement Shin Bet et des partis d’opposition bourgeois mènent une quasi-guerre civile pour tenter de destituer Netanyahou, agissant comme une courroie de transmission des intérêts de l’impérialisme américain.
Après avoir porté des coups à Téhéran, le gouvernement Netanyahou a annoncé qu’il allait accélérer l’opération « chariots de Gédéon » de l’armée, qui vise à parachever la défaite du Hamas.
Mais la direction des Forces de défense israéliennes s’oppose aux plans de Netanyahou visant à déplacer davantage de Palestiniens dans le sud de Gaza et à incorporer l’ensemble du territoire à Israël. Le 4 août, la radio de l’Armée israélienne a cité le chef d’état-major des FDI, le lieutenant-général Eyal Zamir, selon qui « des efforts doivent être faits pour parvenir à un accord » avec le Hamas.
Il ne s’agit pas de questions tactiques. Si le Hamas est autorisé à rester à Gaza et à se regrouper, cela ouvrira la voie à de nouveaux pogroms et à une tentative d’organiser un nouvel Holocauste. Mais une victoire militaire israélienne décisive et l’incorporation de Palestiniens en Israël porteraient un coup puissant, éliminant l’obstacle central aux aspirations du peuple palestinien.
Cela ouvrirait la voie aux travailleurs – Juifs, Arabes, immigrés et autres – de se rassembler dans une lutte commune alors que la crise capitaliste s’aggrave aujourd’hui et continuera de le faire dans les années à venir.
Israël veut un changement de régime en Iran
La guerre de 12 jours menée par Israël contre Téhéran, y compris contre sa capacité à fabriquer des armes nucléaires, a été suivie de près par les travailleurs en Iran et ses frappes ciblées ont été largement soutenues. Cette menace à l’existence d’Israël a été sérieusement contrariée.
Quelques semaines avant le début de cette guerre, des chauffeurs routiers indépendants ont organisé la plus importante et la plus large action nationale de la classe ouvrière depuis la consolidation de la contre-révolution en Iran au début des années 1980. La grève était un signe de la confiance croissante des travailleurs et des nationalités opprimées, et de l’opposition aux dirigeants capitalistes de l’Iran.
Dans un message adressé au peuple iranien dans les premières heures de la guerre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a expliqué la décision d’Israël de s’attaquer à la capacité d’armement nucléaire de Téhéran en ces termes : « À mesure que nous atteignons notre objectif, nous vous ouvrons également la voie pour vous de conquérir votre liberté ».
Les forces israéliennes ont éliminé de hauts commandants militaires de Téhéran et détruit les quartiers généraux des criminels paramilitaires détestées du Basij et du Corps des gardiens de la révolution islamique, tous responsables de l’assassinat de manifestants pacifiques et de l’arrestation de dirigeants et de membres de syndicats. Les FDI ont lancé une attaque visant l’entrée de la tristement célèbre prison d’Evin à Téhéran, où sont détenus de nombreux prisonniers politiques et syndicaux. Plusieurs dizaines de prisonniers ont pu s’échapper.
« C’est l’occasion pour vous de vous lever et de faire entendre votre voix », a déclaré Netanyahu.
Ces ouvertures pour les travailleurs et les nationalités opprimées en Iran auraient été encore plus décisives si le gouvernement US n’était pas intervenu en bombardant les trois principaux sites nucléaires iraniens et puis en annonçant la fin de la guerre.
Les dirigeants capitalistes US ne veulent pas que les travailleurs iraniens renversent le régime. Ils craignent les travailleurs, les agriculteurs et les nationalités opprimées qui agissent dans leur propre intérêt. Au contraire, Washington cherche à inclure un Téhéran affaibli parmi ses alliés, alors qu’il cherche à accroître sa domination et son pillage du Moyen-Orient.
Craignant de nouvelles luttes des travailleurs, le régime a arrêté des centaines de personnes pendant et après la guerre, ciblant en particulier les Baloutches, les Arabes, les Kurdes et les Juifs, les accusant d’être des agents israéliens.
Mais peu après la fin de la guerre, les travailleurs ont de nouveau protesté dans les rues.