« Vivez une vie centrée sur la conquête du pouvoir ouvrier des capitalistes et des fauteurs de guerre » — la Révolution cubaine a donné l’exemple aux combattants

Steve Clark
et Roy Landersen
le 31 août 2026
Les 300 participants à la conférence internationale du SWP en 2026. « Le Parti socialiste des travailleurs existe, né dans la lutte des classes. Construisons-le ! », dit la banderole.
MILITANT/ARTHUR HUGHESLes 300 participants à la conférence internationale du SWP en 2026. « Le Parti socialiste des travailleurs existe, né dans la lutte des classes. Construisons-le ! », dit la banderole.

Le Militant de la semaine dernière a présenté la première partie d’un article sur la conférence socialiste internationale du Parti socialiste des travailleurs (SWP), qui s’est tenue du 11 au 14 juin à Oberlin en Ohio. Il a présenté le rapport d’ouverture du Secrétaire national Jack Barnes, où ce dernier a dit aux participants que le SWP aujourd’hui « est prolétarien dans notre programme, notre composition de classe ainsi que nos normes et habitudes de comportement politique. Notre programme communiste est plus fort que jamais. »

L’activité politique et les méthodes organisationnelles du SWP, a dit Barnes, visent à construire un parti ouvrier révolutionnaire sur les fondements du marxisme. Un parti qui – au cours des batailles de classe à venir – peut devenir la pierre angulaire autour de laquelle des millions de travailleurs seront organisés et dirigés dans une lutte révolutionnaire victorieuse pour le pouvoir ouvrier, dans le cadre de la lutte pour un monde socialiste.

« Nous n’avons pas à créer ce parti révolutionnaire, a dit Barnes. Il existe déjà. Il s’appelle le Parti socialiste des travailleurs. Notre tâche, c’est de le construire. »

Voici la dernière partie de l’article.

La deuxième journée de la Conférence internationale du Parti socialiste des travailleurs a été ouverte par une présentation de Mary-Alice Waters, membre du Comité national du SWP, intitulée « Défendre Cuba, défendre la révolution socialiste à Cuba : plus profondément au sein de la classe ouvrière ».

Waters a placé les mesures économiques et militaires agressivement renforcées des dirigeants US contre Cuba dans le contexte plus large de la politique impérialiste de Washington à l’intérieur et à l’extérieur du pays, et en particulier à travers les Amériques.

Les dirigeants US cherchent à dominer et exploiter ce qu’ils considèrent comme « leur » hémisphère. Ceci comprend affirmer qu’ils doivent « posséder » le Groenland et annexer le Canada en tant que 51e État ; dire que le canal de Panama a été volé aux États-Unis et que le golfe du Mexique s’appelle désormais le golfe d’Amérique ; et revendiquer la lune et l’espace pour des bases militaires US, des réacteurs nucléaires, des exploitations minières commerciales et d’autres entreprises privées.

À peine trois jours après le début de 2026, l’administration Trump a lancé son attaque de « choc et stupeur » contre le Venezuela en kidnappant et emprisonnant le président Nicolás Maduro et Cilia Flores, son épouse. Washington se prépare maintenant à les traduire en justice devant les tribunaux US.

Ces attaques de plus en plus graves contre la souveraineté nationale de Cuba s’ajoutent à plus de six décennies d’embargo commercial et financier bipartite US, brutalement intensifié cette année par un blocus pétrolier total. Washington cherche à punir le peuple cubain pour avoir mené une révolution socialiste au début des années 1960 et à renverser cette conquête historique.

Le 22 mai à La Havane, 250 000 personnes manifestent contre le blocus pétrolier de Washington, ses menaces de guerre et sa mise en accusation de Raúl Castro, un dirigeant central de la révolution socialiste cubaine. Le SWP est politiquement « dans les tranchées aux côtés du peuple cubain, de ses organisations de masse et de son gouvernement », a dit Mary-Alice Waters à la conférence.
GRANMALe 22 mai à La Havane, 250 000 personnes manifestent contre le blocus pétrolier de Washington, ses menaces de guerre et sa mise en accusation de Raúl Castro, un dirigeant central de la révolution socialiste cubaine. Le SWP est politiquement « dans les tranchées aux côtés du peuple cubain, de ses organisations de masse et de son gouvernement », a dit Mary-Alice Waters à la conférence.

Les nouvelles mesures de cette année visent couper de manière agressive le gouvernement cubain de toute source possible de devises fortes, en même temps que les dirigeants US privent le peuple cubain d’énergie, de nourriture, d’eau et de médicaments et d’équipements vitaux. De plus, le gouvernement US multiplie ses menaces militaires et prend des mesures politiques destinées à préparer le terrain pour une agression armée. Celles-ci comprennent la mise en accusation montée de toutes pièces de Raúl Castro, le seul dirigeant central toujours vivant de la révolution de 1959.

En imposant une crise humanitaire à Cuba, a dit Waters, Washington prépare le terrain pour saisir toute occasion qui se présenterait et intervenir militairement sous prétexte de « sauver le peuple cubain ». C’est-à-dire le « sauver » du gouvernement qu’il a librement choisi depuis près de sept décennies.

La Révolution cubaine, a dit Waters, a été la cible d’« une offensive propagandiste incessante des dirigeants US et leurs porte-parole dans les deux partis impérialistes. Ils cherchent à empoisonner l’esprit de millions de personnes en calomniant Cuba de “dictature sans pitié” et “d’État failli”. Ils cachent les gains de la révolution. Ils multiplient les mensonges et les calomnies sur l’exemple internationaliste prolétarien que la révolution cubaine a donné, de l’Amérique latine au Vietnam, en passant par l’Afrique et ailleurs. »

Il est essentiel de contrer ces mensonges « en faisant connaître la vérité aux travailleurs et tous ceux que nous pouvons rejoindre où que ce soit aux États-Unis et dans le reste du monde. » Là réside l’importance politique, a-t-elle souligné, du nouveau titre publié par les éditions Pathfinder, Cuba et la guerre d’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert, la chute du dernier empire colonial en Afrique, de Víctor Dreke, un dirigeant révolutionnaire cubain de longue date.

« Les membres et partisans du parti, a dit Waters, travaillent déjà avec d’autres forces pour organiser des événements permettant de mettre ce livre entre les mains de travailleurs et d’étudiants et les encourager à le lire et à s’en servir. Dans cette perspective, d’importantes réunions ont déjà eu lieu – depuis le Rhode-Island et le Massachusetts à la Norvège, de La Havane et Paris à Sydney et Montréal. »

« Et nous n’en sommes qu’au tout début. »

Les branches du SWP et des Ligues communistes feront beaucoup plus avec ce livre au cours des prochains mois. « Ce livre est une nouvelle arme puissante pour faire campagne et défendre la Révolution cubaine, a dit Waters. Il dit la vérité dans les mots de combattants dont la vie a été façonnée par la révolution. Il nous permet d’atteindre des gens qui en sont à leurs débuts dans la lutte contre les attaques portées contre la Révolution cubaine. »

En bref, a-t-elle dit, cette campagne aide le parti à suivre le cours prolétarien souligné dans le sous-titre de sa présentation : « Plus profondément au sein de la classe ouvrière ».

Comme le fait le SWP depuis plus de 65 ans, a conclu Waters, nous sommes politiquement « dans les tranchées aux côtés des travailleurs cubains, de leurs organisations de masse et de leur gouvernement, dans la lutte pour la souveraineté nationale et contre les attaques économiques et militaires de toute sortes menées par l’impérialisme américain. »

Ceci comprend initier et organiser des actions dans les rues, partout où nous le pouvons et avec les forces les plus larges possibles, pour exiger que les États-Unis ne touchent pas à Cuba !

Notre plus grand défi

Le plus grand défi politique pour les révolutionnaires partout dans le monde, a dit Waters, c’est que depuis 67 ans, depuis le triomphe à Cuba, il n’y a « pas eu une seule révolution socialiste victorieuse où que ce soit dans le monde. »

Il y a eu des luttes révolutionnaires en Amérique latine, dans les Caraïbes, en Afrique et en Asie, a-t-elle expliqué. Et il y a eu également de puissantes luttes sociales et politiques dans les pays impérialistes, notamment le mouvement dirigé par le prolétariat qui a mis fin à la ségrégation dite de Jim Crow aux États-Unis.

« Mais depuis plus de deux tiers de siècle, il n’y a pas eu de nouveaux exemples de ce dont la classe ouvrière et ses alliés sont parfaitement capables d’accomplir avec une direction prolétarienne déterminée comme celles de V. I. Lénine et de Fidel Castro. »

Waters a souligné le fossé politique qui se cesses de s’approfondit aux États-Unis et ailleurs entre le Parti socialiste de travailleurs et ses partis frères d’un côté et d’innombrables courants petits-bourgeois radicaux qui se disent « de gauche » ou « socialistes ».

La plupart de ces derniers sont staliniens, soit par origine ou par évolution. Dans de nombreux cas aujourd’hui, a-t-elle dit, ils se tournent vers la variante maoïste de ce courant historique contre-révolutionnaire. D’autres revendiquent des racines sociales-démocrates ou anarchistes. « Mais comme nous l’avons vu à maintes reprises depuis la naissance du mouvement communiste il y a près de 200 ans, les résultats de ces misleaderships politiques antimarxistes sont toujours les mêmes.

« Non seulement leur verbiage et leurs actions gauchistes, a dit Waters, poussent les travailleurs sur la marge de la lutte des classes et en font de simples observateurs ou même des victimes, pas des combattants et des dirigeants. Mais avant tout, leur cours politique canalise les travailleurs vers la politique électorale bourgeoise, dans le vain espoir de “réformer” le capitalisme. »

Aujourd’hui, plusieurs de ces courants convergent autour d’une même attirance politique et d’une même glorification de l’essor économique et militaire de Beijing capitaliste et de son faux Parti communiste chinois. Plus de trois décennies après la chute des régimes staliniens détestés en Union soviétique et en Europe de l’Est, ces courants radicaux petits-bourgeois voient dans la Chine la principale alternative à ce qu’ils perçoivent comme le monde « unipolaire » de l’impérialisme US. Beijing est à la fois la nouvelle capitale du « socialisme mondial » des staliniens et le créancier-en-chef du « Sud global », le contrepoids capitaliste tant espéré à la domination impérialiste US.

Malgré tout cela, a dit Waters, il n’y a pas aujourd’hui de résurgence mondiale du maoïsme le moindrement comparable à son apogée des années 1950 à 1970.

En même temps, a-t-elle souligné, ces développements sont liés à une tendance néfaste qui se répand parmi les étudiants universitaires et les couches supérieures méritocratiques des classes moyennes professionnelles. « Il s’agit de l’exaltation à la stalinienne de la violence brutale contre leurs opposants politiques, qu’ils cherchent à “annuler”. »

Ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est la convergence de ces courants avec la forte montée des organisations et des actions antisémites réactionnaires et islamistes à travers le monde, qui s’est accélérée depuis le pogrom du 7 octobre 2023 contre Israël.

Ce qui augmente une nouvelle fois, c’est le niveau de violence politique, voire pire, qui cherche à empêcher tout débat politique. « Cette violence est un signe de faiblesse et de crainte de la classe ouvrière, a dit Waters, pas de force politique. » Ces forces, a-t-elle ajouté, « sont de plus en plus attirées par l’exemple des escadrons de la mort d’inspiration nazie du Hamas et du Hezbollah et qu’entretient Téhéran. »

Des milliers de personnes ont applaudi et pris les pancartes de grève distribuées par les membres de la section locale 7-1 des Métallos, lockoutés par BP à Whiting en Indiana. Les syndiqués ont participé au défilé du Pierogi Fest qui s’y est tenu le 24 juillet. À mesure que la résistance ouvrière s’approfondit, des actions comme celle-ci suscitent une solidarité ouvrière plus large.
SECTION LOCALE 7-1 DU SYNDICAT DES MÉTALLOSDes milliers de personnes ont applaudi et pris les pancartes de grève distribuées par les membres de la section locale 7-1 des Métallos, lockoutés par BP à Whiting en Indiana. Les syndiqués ont participé au défilé du Pierogi Fest qui s’y est tenu le 24 juillet. À mesure que la résistance ouvrière s’approfondit, des actions comme celle-ci suscitent une solidarité ouvrière plus large.

Aux États-Unis, ces « radicaux » de collaboration de classe se bercent de l’illusion qu’ils font quelque chose de « nouveau » en canalisant des couches d’étudiants et anciens étudiants privilégiés vers le Parti démocrate impérialiste et son aile gauche attrape-votes. En réalité, ils suivent les traces laissées depuis bien plus d’un siècle par les renégats du marxisme.

Des quartiers huppés de Manhattan à New York et de Park Slope à Brooklyn aux enclaves confortables des grandes villes, banlieues et villes universitaires à travers le pays, ces couches petites-bourgeoises inquiètes méprisent la classe ouvrière. Sous l’impact des crises économiques et sociales croissantes du capitalisme, elles craignent de plus en plus d’être elles-mêmes précipitées parmi les classes laborieuses.

Leur célébration aujourd’hui, a dit Waters, de la politique identitaire antimatérialiste et anti-ouvrière alimente la contre-révolution recherchée par les dirigeants capitalistes contre les gains obtenus par le mouvement pour les droits des Noirs et les luttes pour la libération des femmes.

Mais ce culte de la mentalité de victime par la « gauche woke » ne prospère pas beaucoup dans la classe ouvrière. Les membres du SWP, a ajouté Waters, « le savent par leur propre activité et expérience au travail. Nous le savons de nos discussions avec nos camarades de travail. Nous le savons des campagnes en porte-à-porte que nous menons semaine après semaine dans les quartiers ouvriers, ainsi que de nos échanges et expériences avec les travailleurs de toutes les couleurs de peau, de toutes les origines nationales et des deux sexes.

« Ces attitudes, ces valeurs et ces comportements, a dit Waters, ont tous un caractère de classe. Le bon terme pour les caractériser est petit-bourgeois. Pour la vaste majorité des travailleurs, il s’agit d’attitudes de classe qui leur sont étrangères.

« Là encore, a conclu Waters, une montée de la lutte des classes et de nouvelles victoires de la révolution socialiste accroîtront à la fois le besoin politique de cadres d’une direction ouvrière, ainsi que les opportunités de les forger, des opportunités pour construire un parti révolutionnaire prolétarien, le Parti socialiste des travailleurs. »

Deux guerres au Moyen-Orient

Steve Clark, membre du Comité national, a donné la troisième présentation de la conférence, intitulée « L’Iran, Israël et les États-Unis à l’époque impérialiste : deux guerres en une ». Le cours militaire, politique et diplomatique de Washington depuis le lancement de son attaque contre l’Iran en février 2026, a dit Clark, aide les travailleurs qui ont une conscience de classe à expliquer aux autres travailleurs qu’il y a deux guerres différentes menées aujourd’hui au Moyen-Orient.

L’une d’elles est la guerre impérialiste lancée par Washington contre l’Iran à la fin février. Ses destructions aériennes de plus en plus étendues de cibles militaires, d’infrastructure et ses « dommages collatéraux » civils en Iran ont été mêlés dès le début à des « pourparlers de paix » intermittents avec le régime bourgeois-clérical réactionnaire de ce pays. L’objectif des dirigeants US, qu’ils ont initialement pensé à tort atteindre rapidement, est de parvenir à un arrangement économique et stratégique avantageux de tolérance mutuelle avec Téhéran, ainsi qu’avec d’autres gouvernements capitalistes au Moyen-Orient.

Le plus important pour les familles dirigeantes US, ce sont leurs propres intérêts impériaux dans les ressources pétrolières et gazières, d’autres marchés lucratifs, la vente d’armes et le contrôle des voies maritimes et des détroits stratégiques à travers le monde. Mais ni les objectifs de guerre de Washington ni son baratin de « paix » n’ont pour objectif central la défense du droit d’Israël d’exister et la prévention d’un nouvel Holocauste. Ce fait, a dit Clark, est souligné par la montée ouverte de l’antisémitisme et de l’hostilité politique envers Israël dans les deux partis impérialistes, le Parti démocrate et le Parti républicain.

Willie Cotton, candidat du SWP au poste de lieutenant-gouverneur de l’État de New York, prend la parole lors d’une manifestation contre l’antisémitisme le 24 juin. « La classe ouvrière et les syndicats doivent se mobiliser contre la haine des Juifs et les pogroms, » a dit Steve Clark à la conférence.
MILITANT/ELIZABETH LARISCYWillie Cotton, candidat du SWP au poste de lieutenant-gouverneur de l’État de New York, prend la parole lors d’une manifestation contre l’antisémitisme le 24 juin. « La classe ouvrière et les syndicats doivent se mobiliser contre la haine des Juifs et les pogroms, » a dit Steve Clark à la conférence.

Pour la grande majorité des plus de 7,2 millions de Juifs vivant en Israël, a dit Clark, ainsi que pour beaucoup de ses citoyens arabes et autres, Israël mène une guerre défensive depuis près de trois ans. C’est une guerre sur sept fronts, expliquent-ils souvent, en parlant des proxies lourdement armés de Téhéran à travers le Moyen-Orient.

L’objectif de cette deuxième guerre, a poursuivi Clark, « est d’empêcher un nouvel Holocauste comme celui annoncé par le pogrom meurtrier du 7 octobre 2023. Ce massacre a été commis par le Hamas avec la pleine participation de Téhéran et de ses armées et milices antisémites subordonnées dans la région, du Hezbollah au Liban à celles en Irak, au Yémen et ailleurs.

« Ce qui motive la guerre défensive d’Israël, a dit Clark, c’est avant tout la compréhension que la volonté de Téhéran de développer des armes nucléaires et des systèmes de lancement de missiles balistiques est une menace pour l’existence même des Juifs, non seulement en Israël mais ailleurs dans le monde. »

Téhéran et ses proxies aujourd’hui affaiblis sont également des ennemis de classe brutaux des peuples arabes, iraniens et kurdes et des autres peuples opprimés et exploités à travers le Moyen-Orient, a ajouté Clark. « Les travailleurs politiquement conscients ne devraient jamais cesser d’expliquer cette réalité de classe. »

Les opérations défensives des forces israéliennes ont infligé d’énormes coups à ces forces réactionnaires depuis le massacre de 2023, où quelque 1 200 Juifs et autres personnes ont été tués, des milliers d’autres blessés et 251 brutalement enlevés. Aujourd’hui, cette phalange d’armées anti-juives est plus faible que jamais, a expliqué Clark en citant une déclaration du 8 juin du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou. « Mais notre lutte contre eux n’est pas encore terminée, » a mis en garde Nétanyahou.

Le gouvernement et le peuple israéliens sont déterminés à ne pas se faire imposer une Pax Americana embellie mais dangereuse par Washington ou son « Conseil de la paix » – une instance qui comprend des gouvernements qui, loin d’être des « faiseurs de paix » régionaux, ont aussi pour objectif d’éliminer un État juif viable au Moyen-Orient.

« Une telle issue, a dit Clark, garantirait au Hamas la capacité d’organiser de nouveaux “7 octobre”. Elle garantirait la poursuite des attaques balistiques meurtrières du Hezbollah contre les civils israéliens, juifs et autres. Et elle rapprocherait et accélérerait le déploiement par Téhéran d’un arsenal nucléaire dont Israël serait la cible centrale. »

C’est pourquoi Washington exprime de plus en plus ouvertement qu’il considère Israël comme un obstacle à la réalisation de ses objectifs impériaux. En avril, avec toute l’arrogance et la grandiloquence qui le caractérisent, Trump a annoncé qu’il « interdisait » à Israël de bombarder des cibles du Hezbollah au Liban. Puis en mai, le président US a déclaré que Nétanyahou ferait « tout ce que je veux qu’il fasse ». Et au début juin, « C’est moi qui décide. Ce n’est pas Nétanyahou qui décide. »

Mais sans succès, a dit Clark. « Les Juifs refusent de renoncer à leur survie comme peuple. »

Les classes laborieuses, les opprimés et le mouvement ouvrier du monde entier, a-t-il insisté, doivent se rallier à la lutte contre la haine des Juifs et les pogroms.

Clark a rappelé aux participants le fait, souligné par Jack Barnes lors de la conférence socialiste internationale il y a deux ans, que le Hamas plonge ses racines politiques dans la « solution finale » réactionnaire d’Hitler et des nazis, l’extermination des deux tiers de la population juive d’Europe – et bien plus du tiers de la population juive du monde entier – durant les dernières années de la Deuxième Guerre mondiale.

« Ce que veulent les directions anti-juives du régime de Téhéran, du Hamas, du Hezbollah et d’autres, a dit Clark, c’est de réussir là où Hitler a échoué. » Voilà le seul contenu politique du slogan : « Du fleuve à la mer, la Palestine sera libre ! » Il n’a rien à voir avec les aspirations à la liberté des Palestiniens opprimés.

Comme l’a écrit Léon Trotsky en décembre 1938, « Aujourd’hui plus que jamais, le sort du peuple juif – non seulement son sort politique, mais aussi physique – est indissolublement lié à la lutte pour l’émancipation du prolétariat international. » Jusqu’à ce jour, a dit Clark, le Parti socialiste des travailleurs cherche à éduquer et organiser à travers le monde les travailleurs ayant une conscience de classe et le mouvement ouvrier pour qu’ils agissent en fonction de cette réalité historique.

Les luttes en Iran

La guerre déclenchée cette année par Washington contre l’Iran y a également repoussé pour l’instant les luttes des travailleurs, des nationalités opprimées et des étudiants contre le régime tyrannique. Il y avait une montée des luttes menées par ces forces, malgré l’augmentation des exécutions et la répression meurtrière exercée par le Corps des gardiens de la révolution islamique du gouvernement iranien et ses bandes de brutes paramilitaires, les Bassidj.

Il est certain, a dit Clark, que les grèves et les manifestations ont été freinées par les craintes engendrées par la guerre, l’opposition à l’attaque impérialiste contre la souveraineté de l’Iran et la terreur continue du gouvernement. « Mais la résistance continue. »

Le 25 avril, des travailleurs d’un centre de santé de la province d’Yazd en Iran protestent contreleurs conditions de travail et leurs salaires. Depuis que les dirigeants US ont déclenché la guerre, un million de personnes ont perdu leur emploi et les prix ont grimpé en flèche.
Le 25 avril, des travailleurs d’un centre de santé de la province d’Yazd en Iran protestent contre leurs conditions de travail et leurs salaires. Depuis que les dirigeants US ont déclenché la guerre, un million de personnes ont perdu leur emploi et les prix ont grimpé en flèche.

Les travailleurs et retraités du pétrole, de la confection, du camionnage et de plusieurs autres secteurs économiques font face à des mois sans paie, des pertes d’emploi et des pénuries d’eau, d’électricité et d’autres produits de première nécessité. Les nombreuses nationalités opprimées et travailleurs immigrants en Iran continuent de subir non seulement la surexploitation, mais aussi le déni de leurs droits linguistiques et de leur simple dignité humaine.

Clark a attiré l’attention sur une déclaration publiée le 9 juin par une association de travailleurs pétroliers contractuels en Iran, qui exigeait la sécurité au travail et d’autres revendications. « Nous réclamons justice, ont déclaré les travailleurs pétroliers. Nous soutenons nos revendications. Entendez nos pas approcher. »

En Iran, en Israël, en Palestine, au Kurdistan et dans toute la région, a dit Clark, les conflits de classe et nationaux non résolus ne manqueront pas de s’exacerber avec la prolifération de nouvelles guerres impérialistes, de nouvelles guerres civiles et de nouveaux bouleversements sociaux. Comme aux États-Unis et ailleurs dans le monde, les travailleurs de toutes origines nationales et religieuses, de toutes langues et couleurs de peau ont besoin de forger leur force et leur confiance révolutionnaire dans la solidarité et dans l’action. Ils ont besoin de bâtir des partis communistes pour renverser la dictature de classe du capital et établir le pouvoir ouvrier dans chacun des pays de la terre.

À mesure que les travailleurs et les opprimés, a conclu Clark, font des progrès pour surmonter les divisions apparemment séculaires qui ne profitent qu’aux classes exploiteuses, les classes possédantes à New York, Londres, Paris et Sydney, au Moyen-Orient et plus loin encore commenceront véritablement à « entendre nos pas approcher ».

Sur la voie vers le SWP

Dans ses remarques de conclusion le dernier jour de la conférence socialiste, Jack Barnes est revenu sur l’une des bases du marxisme qu’il avait soulignée dans sa présentation d’ouverture : la construction d’un parti de révolutionnaires professionnels. Il a décrit ce qui l’avait amené, lui et plusieurs autres jeunes qu’il connaissait au début des années 1960, à décider ce à quoi il valait la peine de consacrer leur vie et leur énergie.

Barnes a décrit leur voyage à Cuba durant l’été 1960 pour y voir de leurs propres yeux la révolution en cours.

« À l’époque, a-t-il dit, j’étais un jeune comme tant d’autres qui ne savait rien ou peu sur la politique marxiste ou ses fondements matérialistes.

« Je voulais visiter Cuba pour une seule raison. Parce qu’une révolution, la première que j’ai connue de mon vivant, s’y déroulait. » Il a décrit l’impact politique qu’a eu sur lui le fait de rencontrer et passer du temps avec quelques-uns des travailleurs, agriculteurs et miliciens cubains qui faisaient et défendaient cette révolution.

Barnes a également pris quelques minutes pour parler de ce qu’il avait appris politiquement d’un article qu’il avait lu à Cuba. Cet article avait été publié dans le numéro du printemps de la revue trimestrielle International Socialist Review, rédigée et publiée par la direction du SWP. Le titre en était : « Étude de cas d’une expérience ». Il avait été écrit par Murry Weiss, un dirigeant de longue date du SWP.

Barnes a précisé qu’il ne savait rien à l’époque du Parti socialiste des travailleurs et n’en avait jamais rencontré de membre. Il a acheté la revue parce que la couverture affichait une grande photo d’une unité de la milice cubaine au-dessus du titre « L’an un de Cuba ». Elle a attiré son attention dans un kiosque à journaux où il s’était arrêté devant la bibliothèque publique de New York lors d’une escale en route vers La Havane.

Beaucoup des étudiants qui ont visité Cuba au cours de l’été 1960, a dit Barnes, savaient qu’une invasion US allait avoir lieu, ce qui s’est produit quelques mois plus tard en avril 1961 à la baie des Cochons. « Nous lisions donc tout ce qui nous tombait sous la main pour mieux comprendre ce qui se passait à Cuba et pourquoi le gouvernement US était si déterminé à détruire l’exemple du peuple cubain et de ses dirigeants. »

À gauche, la couverture du numéro du printemps 1960 de la revue International Socialist Review. Barnes a expliqué à la conférence comment la lecture de l’article « Étude de cas d'une expérience » publié dans la revue l’a influencé au milieu des débats sur le caractère socialiste de la Révolution cubaine. À droite, le numéro du 11 juillet 1960 du Militant.
À gauche, la couverture du numéro du printemps 1960 de la revue International Socialist Review. Barnes a expliqué à la conférence comment la lecture de l’article « Étude de cas d’une expérience » publié dans la revue l’a influencé au milieu des débats sur le caractère socialiste de la Révolution cubaine. À droite, le numéro du 11 juillet 1960 du Militant.

Pendant les 10 semaines où Barnes était à Cuba, un Congrès de la jeunesse latino-américaine s’est tenu à La Havane à la fin juillet. Il a réuni quelque 900 jeunes venus des Amériques et d’ailleurs dans le monde. Che Guevara, un dirigeant central de la révolution, a prononcé le discours d’ouverture, où il a abordé une question qui préoccupait beaucoup de gens : « Cette révolution est-elle communiste ? »

La réponse, a dit Barnes, faisait toujours l’objet de vifs débats au cours des deux premières années de la révolution, y compris parmi ses partisans. Les dirigeants des Partis communistes orientés vers Moscou dans les Amériques – dont plusieurs de leurs jeunes membres participaient au congrès de la jeunesse – répondaient « non ». Le caractère de classe de la Révolution cubaine, disaient ces membres de PC, était anti-impérialiste et antiféodale, pas socialiste. Et Fidel Castro et les autres dirigeants centraux étaient des révolutionnaires, mais pas des communistes.

De manière frappante, a dit Barnes, la réponse de Guevara était différente. Après avoir franchement posé la question controversée dans sa présentation, Che a souligné : « Je répondrais que si cette révolution est marxiste  et entendez bien que je dis « marxiste »  c’est parce qu’elle a découvert, par ses propres méthodes, le chemin indiqué par Marx. »

La déclaration de Che, a dit Barnes, correspondait à ce qu’il avait lui-même observé et conclu. De plus, elle trouvait un écho dans les toutes premières leçons qu’il apprenait sur la politique prolétarienne dans l’article de la revue qu’il avait commencé à lire.

L’auteur de cet article décrivait l’histoire de l’échec d’une revue mensuelle lancée en 1954 par plusieurs anciens dirigeants du SWP qui avaient rompu avec le parti. Ils étaient partis sous la pression de la chasse aux sorcières anticommuniste d’après-guerre, d’une reprise conjoncturelle de la « prospérité » capitaliste et du recul politique parallèle du mouvement syndical depuis son apogée de la fin des années 1930.

Au départ, a dit l’article, le nouveau mensuel avait « fait forte impression dans les cercles radicaux et étudiants ». Mais les espoirs que ses fondateurs plaçaient en « une montée radicale » dans les milieux petits-bourgeois n’avaient pas porté fruits, ce qui a mis fin à leur « expérience » de revue après seulement quelques années.

« Cette révolution a découvert, par ses propres méthodes, le chemin indiqué par Marx », a expliquéChe Guevara [encart] aux 900 participants du congrès de la jeunesse tenu à La Havane en juillet 1960. Ci-dessus, des familles paysannes devant de nouvelles maisons lors de la réforme agraire à Cuba.
« Cette révolution a découvert, par ses propres méthodes, le chemin indiqué par Marx », a expliqué Che Guevara [encart] aux 900 participants du congrès de la jeunesse tenu à La Havane en juillet 1960. Ci-dessus, des familles paysannes devant de nouvelles maisons lors de la réforme agraire à Cuba.
Même le nom qu’ils avaient choisi pour le mensuel avorté, a souligné Barnes, en disait long sur leurs perspectives politiques. Contrairement à la revue International Socialist Review, éditée et promue par les cadres du SWP, ceux qui avaient rompu avec le parti avaient surnommé la leur American Socialist [Socialiste américain].

Mais il n’y a rien de spécialement américain dans le socialisme, dans le marxisme, ou dans le mouvement communiste mondial, a dit Barnes.

Marx, Engels et plusieurs des travailleurs à l’esprit révolutionnaire qui les avaient recrutés à la Ligue communiste en 1847 étaient allemands.

Et les deux révolutions socialistes et directions prolétariennes marquantes du 20e siècle, dirigées par Vladimir Lénine et Fidel Castro, étaient russe et cubaine.

Oui, Cuba fait certainement partie des Amériques. Mais le pays n’est pas « américain » dans le sens clairement entendu par ceux qui ont lancé leur revue cinq ans avant que les travailleurs et paysans n’y remportent la victoire en janvier 1959.

Barnes a de nouveau pointé la bannière accrochée à l’avant de la salle, comme lui et d’autres avaient fait tout au long de la conférence : « Le Parti socialiste des travailleurs existe, né de la lutte des classes. Construisons-le ! »

Quand les 900 jeunes se sont réunis en juillet 1960 au théâtre Blanquita de La Havane (aujourd’hui le théâtre Karl Marx), a dit Barnes, Che Guevara utilisait en fait son temps au micro pour leur expliquer pourquoi un parti communiste prolétarien devait être construit à Cuba.

« C’est pour ça que je pouvais entendre des échos de l’article que je lisais. Ça m’a aidé à comprendre qui avait raison et qui avait tort dans les débats qui faisaient rage autour de moi. »

Le marxisme pourrait être « acceptable à de nombreux dilettantes et amateurs de radicalisme, » disait l’auteur de l’article de l’ISR, « s’il n’insistait pas autant pour transformer son programme en une lutte politique ouvrière organisée. » Ceux qui ont quitté le SWP en 1954, a conclu l’article, l’ont fait « sur le concept et le rôle d’un parti léniniste. »

Après avoir passé deux mois et demi à Cuba au milieu d’une révolution ouvrière en marche ; avoir entendu le discours de Che et l’avoir débattu ; lu son premier article d’un dirigeant du SWP ; et ensuite avoir rencontré plusieurs membres du parti qui étaient aussi à La Havane cet été-là – après tout ça, a dit Barnes, « j’étais en bonne voie d’adhérer au SWP à mon retour aux États-Unis. »

« Des graines au vent »

Barnes a expliqué que ceux qui avaient abandonné le SWP dans les années 1950 et brièvement publié l’American Socialist « se moquaient des campagnes d’abonnement au Militant menées par le parti, des campagnes électorales du SWP et de nos ventes de brochures et de livres aux travailleurs, à l’ouvrage et ailleurs. » Ils prenaient à la légère la manière disciplinée et systématique avec laquelle nous effectuons notre travail syndical avec d’autres travailleurs du rang et d’autres syndiqués.

C’est ce que font les adversaires petits-bourgeois du parti encore aujourd’hui, a ajouté Barnes.

« Le SWP ne fait que jeter des graines au vent en espérant qu’elles tomberont par terre et prendront racine quelque part, » se moquaient nos adversaires.

En même temps, a ajouté Barnes, ces courants étaient, et sont toujours, convaincus de « savoir où trouver des gens qui sont “intelligents”, qui sont équipés pour “comprendre des questions complexes”. Des gens qui sont “woke”, pourrait-on dire aujourd’hui. »

Où ? a demandé Barnes. « Où pensez-vous ? Sur les campus, dans les salles des professeurs, dans les quartiers urbains et les banlieues et villes aisées que ces universités dominent souvent. Dans les “organismes sans but lucratif”, les “ONG” et les associations professionnelles de toutes sortes. Dans les milieux violents des staliniens, des “antifa” et autres groupes petits-bourgeois comme les DSA (Socialistes démocrates d’Amérique) qui troquent leurs vêtements chics pendant quelques heures, ou qui harcèlent les “médias sociaux” lorsqu’il faut “annuler” ou “faire taire” quelqu’un qui ne partage pas leurs opinions “progressistes”. »

Oui, a dit Barnes, les cadres du Parti socialiste des travailleurs « défendent l’idée de “jeter des graines au vent” » – de chercher à rejoindre le plus grand nombre possible de travailleurs sur leur lieu de travail, dans leurs quartiers, dans les villes grandes et petites, sur les lignes de piquetage syndicales et dans les manifestations sociales et politiques de toutes sortes.

Barnes a expliqué avoir appris beaucoup plus sur la construction d’un parti de révolutionnaires professionnels à son retour au Minnesota à l’automne 1960, alors qu’il était en dernière année à l’université Carleton. Grâce aux membres du SWP qu’il avait rencontrés à Cuba, lui et ses amis ont fini par passer de longues heures à discuter avec des travailleurs communistes expérimentés à Minneapolis et Saint Paul.

Alors que Barnes et d’autres racontaient leurs expériences à Cuba, ces travailleurs « nous ont parlé de l’histoire de la lutte des classes aux États-Unis et de la façon dont le SWP répondait à la politique US et mondiale », de la Révolution cubaine à la lutte des Noirs en passant par les développements au sein des syndicats.

Fort de ce qu’il avait appris à Cuba et de sa lecture de l’article de l’International Socialist Review, a dit Barnes, il pouvait maintenant comprendre « pourquoi si on méprise la propre histoire du parti et sa propre continuité communiste, on ne pourra jamais être un révolutionnaire. »

Barnes a ajouté qu’il avait également appris que lorsque le SWP rencontrait des gens comme lui et ses amis – des gens qui voulaient se battre, des gens qui voulaient faire une révolution socialiste aux États-Unis – les membres du parti consacraient beaucoup de temps, de réflexion et d’énergie à les recruter au SWP.

« Ni votre engagement à adhérer au SWP, ni la décision du parti de vous accepter comme membre, a dit Barnes, ne seront jamais déterminés par la classe sociale dans laquelle vous êtes né. Ni par le niveau d’éducation formelle que vous avez pu atteindre. »

Ce qui est déterminant, « c’est à quel point vous voulez construire le parti révolutionnaire qui existe.

« À quel point vous voulez construire le parti qui depuis des décennies a prouvé, par son programme prolétarien et sa participation centralisée et disciplinée à la lutte des classes aux États-Unis et dans le monde, qu’il est capable de forger une direction de la classe ouvrière et de nos alliés capable mener des dizaines de millions de personnes dans une lutte révolutionnaire pour le pouvoir ouvrier aux États-Unis. Une révolution socialiste victorieuse. »

Aujourd’hui, ce parti révolutionnaire, c’est le Parti socialiste des travailleurs. Ses dirigeants fondateurs ont été forgés dans la continuité programmatique, politique et organisationnelle des premières années du Parti communiste aux États-Unis et de l’Internationale communiste fondée par Lénine.

Et ils se sont organisés et ont oeuvré pendant plus d’une décennie sous la direction politique de Léon Trotsky, le seul parmi les dirigeants centraux du Parti bolchevique à être resté fidèle au cours internationaliste prolétarien de Lénine. Trotsky a guidé les dirigeants du SWP dans la lutte pour défendre le marxisme et pour reconstruire un parti prolétarien et un mouvement communiste mondial face à la contre-révolution politique stalinienne de la fin des années 1920.

Un point qu’il est important de noter dans la nouvelle introduction de 2026 d’En défense du marxisme de Trotsky, a dit Barnes, « est sa ferme réaffirmation de notre conviction, vieille de plus d’un siècle, que quelles que soient vos activités passées, quelles que soient les “perspectives de carrière” qui s’offraient à vous, ce n’est jamais “un sacrifice” d’adhérer au parti révolutionnaire. »

Au contraire, a dit Barnes, « non seulement vous vous engagez à mener la vie la plus productive et la plus satisfaisante qui soit. Mais surtout, vous vous engagez dans la tâche la plus vitale à laquelle font face la classe ouvrière et l’humanité entière.

« Vous prenez place, a conclu Barnes, sur la ligne de front de la bataille historique pour arracher le pouvoir d’État des mains des exploiteurs, oppresseurs et fauteurs de guerre impérialistes. Vous devenez un révolutionnaire professionnel dans la lutte pour mettre un terme définitif aux rapports sociaux impitoyables du capitalisme et les remplacer pour la première fois par des relations véritablement humaines, fondées sur la solidarité et le travail social.

« Vous vous joignez au combat pour un monde socialiste. »