Deux ans après le pire pogrom contre les Juifs depuis l’Holocauste nazi pendant la Deuxième Guerre mondiale, la défaite du Hamas reste essentielle pour l’empêcher de perpétrer un nouvel Holocauste aujourd’hui.
Depuis que le président Donald Trump a annoncé son plan de « paix » en 20 points le 29 septembre, le Hamas insiste pour obtenir des « révisions » qui lui donneraient une plus grande latitude pour se reconstruire, se réarmer et lancer de nouvelles attaques. De son coté, Trump exige qu’Israël mette un terme à son combat pour infliger une défaite définitive au Hamas.
Partout dans le monde, l’anniversaire du 7 octobre a été marqué par des mobilisations en faveur du droit d’Israël d’exister en tant que refuge pour les Juifs, ainsi que par des évènements pour célébrer le pogrom meurtrier du Hamas.

Le 7 octobre 2023, le Hamas a assassiné 1 200 hommes, femmes et enfants – des Juifs et d’autres qui vivaient et travaillaient avec eux. En plus, 250 personnes ont été prises en otage. Depuis lors, le Hamas et ses soutiens en Iran ont promis maintes fois d’attaquer « encore et encore » jusqu’à ce que tous les Juifs soient morts ou partis.
La réponse du Hamas au plan de « paix » de Trump est la preuve que rien n’a changé. Le Hamas s’est opposé à l’abandon de ses armes ou de sa position à Gaza. Il a fixé des conditions supplémentaires pour accepter le plan, en disant par exemple que la libération des otages n’est possible « que si les conditions sont réunies sur le terrain pour un échange. »
Pourtant, peu après que le Hamas a publié sa première réponse à la proposition de Trump, le président US a déclaré : « D’après la déclaration que le Hamas vient de diffuser, je pense qu’ils sont prêts à une PAIX durable. ». Il a ajouté : « Israël doit immédiatement cesser de bombarder Gaza », faisant fi de tout besoin de consulter le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.
Trump a doublé la pression sur le gouvernement israélien après que Nétanyahou a exprimé des objections aux conditions du Hamas en fustigeant le dirigeant israélien d’être « aussi *** négatif ».
Nétanyahou affirme que son gouvernement continuera à travailler avec Washington « pour mettre fin à la guerre en accord avec les principes fixés par Israël ». Cela devrait signifier la destruction complète du Hamas.
Des pourparlers ont été engagés en Égypte entre Israël et le Hamas sous la supervision de Steven Witkoff, envoyé spécial des États-Unis au Moyen-Orient, et du gendre de Trump, Jared Kushner, qui avait joué un rôle central dans les manœuvres de Washington au Moyen-Orient pendant le premier mandat de Trump.
La première question abordée est la libération de tous les derniers otages.
Les responsables du Hamas exigent que le retrait total des forces israéliennes de Gaza coïncide avec la libération des otages.
Les Forces de défense israéliennes continuent d’encercler la ville de Gaza et ont renforcé leurs positions, mais ont interrompu leur offensive pour prendre le dernier bastion important du Hamas pendant que les pourparlers se poursuivent. L’armée israélienne a pressé les résidents de la ville, dont la plupart l’ont évacué à sa demande, de ne pas y retourner.
Washington met en avant ses propres intérêts
Washington fait désormais porter la responsabilité de la poursuite de la guerre sur Israël, tout en continuant de faire avancer les objectifs des dirigeants impérialistes US. Lorsque Trump parle de « paix », il parle d’imposer une « Pax Americana » qui permettrait à Washington d’obtenir la stabilité dont il a besoin pour étendre sa domination et son pillage au Moyen-Orient. Ses rivaux capitalistes, notamment en France, en Espagne et en Grande-Bretagne, sont déterminés à obtenir leur part de l’exploitation des ressources et des travailleurs de la région. Ils affirment qu’Israël est coupable de « génocide » et réclament une « solution à deux États » qui laisserait le Hamas aux commandes de Gaza.
Mais Israël n’est pas responsable du déclenchement de la guerre, ni de sa poursuite aujourd’hui, ni du désastre qui s’est abattu sur la population de Gaza. La responsabilité en incombe entièrement au Hamas. Des milliers de personnes à Gaza espèrent la fin du conflit et la fin du pouvoir tyrannique du Hamas.
Les Gazaouis exigent que le Hamas mette fin à la guerre
« Le Hamas doit dire oui à cette offre, nous avons déjà vécu l’enfer », a déclaré au New York Times Mahmoud Bolbol, un ouvrier du bâtiment à Gaza. « Le Hamas doit comprendre : ça suffit. » La plupart des Gazaouis ne font pas partie du groupe, a-t-il ajouté, « alors pourquoi nous entraîner là-dedans ? »
Mère de six enfants vivant dans une tente à Gaza, Alaa Khalil a expliqué au Wall Street Journal qu’avant la guerre, elle soutenait le Hamas. Mais l’attaque du Hamas contre Israël et son comportement pendant la guerre l’ont amenée à se détourner du groupe et de ses dirigeants. « Je n’ai pas l’impression que nos souffrances leur importent », a-t-elle dit.
Bien qu’il ait creusé un vaste réseau de tunnels en préparation de son pogrom, le Hamas n’a pas construit le moindre abri pour protéger la population de Gaza. Il considère que les morts sont un martyre qui attire la pitié des dirigeants impérialistes et les pousse à s’opposer à Israël.
D’autres sont d’accord que le Hamas ne mettra jamais les intérêts du peuple palestinien avant les siens. « Ils ne se préoccupent pas de ce que pensent les gens ou de l’opinion publique », a affirmé au Times Abdelhalim Awad, gérant d’une boulangerie dans le centre de Gaza. « S’ils s’en préoccupaient, nous ne serions pas dans cette situation. »
Père de trois enfants à Gaza, Nidal Eissa a dit au Times qu’il espérait refaire sa vie dans une Gaza qui ne serait plus gouvernée par le Hamas. « Si la guerre se termine par des solutions et que le système au pouvoir change, j’ouvrirai une entreprise et je resterai dans mon pays, a-t-il dit. La chose la plus importante, c’est qu’ils changent le régime qui nous a traînés dans la ruine et la destruction. »
Hassan Shehada a déclaré au Times qu’il espère que la paix viendra et que les peuples d’Israël et de Gaza comprendront que leurs destins sont liés. « Israël ne peut pas nous abandonner et nous ne pouvons pas abandonner Israël, a-t-il dit. S’il n’y a pas de paix réelle fondée sur des bases solides entre nous, rien ne fonctionnera. »
Cela dépend de la défaite totale du Hamas. Si la fin de la guerre lui permet de survivre, le Hamas se reconstituera et mènera d’autres pogroms. Alors que le gouvernement capitaliste de Nétanyahou se tourne vers Washington, il agit également à partir de la réalité que le Hamas ne renoncera jamais à son engagement de détruire Israël. Si Washington compromet la lutte pour démanteler le Hamas, il affirme qu’Israël « finira le travail ».
