En réponse à l’attaque de Washington et aux frappes défensives d’Israël, le régime réactionnaire de Téhéran a tiré plus de 200 missiles balistiques contre Israël depuis le 28 février. Au moins 12 personnes ont été tuées, plus de 1 200 blessées et plus de 3 100 logements gravement endommagés. Plusieurs de ces missiles visent délibérément des civils et certains sont équipés d’armes à sous-munitions qui se divisent en plein vol et dispersent de petites bombes dans un rayon de 8 km.
Ces attaques menées par Téhéran et son intermédiaire au Liban, le Hezbollah, ne sont pas des mesures défensives en réponse aux bombardements de Washington. Elles sont une extension du cours de haine des Juifs suivi depuis des décennies par les dirigeants en Iran. « Israël doit être rayé de la page de l’histoire, » a déclaré l’ayatollah Rouhollah Khomeini le 7 août 1979. « Nous devons tous nous lever et détruire Israël. »
Le régime iranien a pris le pouvoir dans une contre-révolution contre la révolution populaire de 1979, qui avait renversé le shah d’Iran soutenu par les États-Unis. Il est déterminé à mener cette tâche à bien. Il a forgé son « axe de résistance » en créant le Hezbollah au Liban, en établissant des « milices » en Irak et en finançant et entraînant le Hamas à Gaza, ce qui comprend son pogrom du 7 octobre 2023 en Israël.
Les dégâts causés à Israël par les attaques actuelles de missiles et de drones auraient été bien pires si Israël n’avait pas détruit une grande partie de la capacité offensive de l’Iran pendant la guerre de 12 jours de juin dernier et éliminé environ 60 % de ses lance-roquettes depuis le 28 février.
Machine de propagande anti-juive
Pour soutenir l’objectif de Téhéran de détruire Israël et d’éliminer les Juifs qui y vivent, une machine de propagande internationale – composée d’un bloc de fondamentalistes islamistes et de gauchistes petits-bourgeois – propage le récit qu’Israël serait un État « colonial de peuplement ».
Ses partisans soutiennent qu’Israël a commencé comme une colonie impérialiste dont l’objectif était le « nettoyage ethnique » et le « génocide » des Palestiniens. C’est pourquoi, disent-ils, il faut détruire Israël et faire la guerre aux Juifs.
Ce « récit » omet complètement les principales raisons pour lesquelles des millions de Juifs se sont battus pour s’installer en Palestine à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. (1) Le refus du Parti communiste en Allemagne, alors dirigé par Moscou, de s’allier aux sociaux-démocrates pour mobiliser le puissant mouvement ouvrier allemand dans une lutte pour stopper les nazis. Ceci a permis à Adolf Hitler et à ses nazis de prendre le pouvoir et d’assassiner 40 % des Juifs du monde entier dans l’Holocauste pendant la guerre. (2) La trahison par les partis communistes staliniens des mouvements révolutionnaires qui auraient pu porter la classe ouvrière au pouvoir en Espagne, en Grèce et dans d’autres pays. Et (3) le refus des dirigeants impérialistes des États-Unis, du Canada et de la Grande-Bretagne d’accueillir les Juifs qui cherchaient à fuir les nazis, les renvoyant à la mort.
Où les Juifs pouvaient-ils aller ?
À la fin de la guerre, les Juifs, dont beaucoup n’avaient plus de foyer où retourner, ont été placés dans des camps de « personnes déplacées » en Allemagne, en Autriche et en Italie. Plusieurs de ces camps avaient été des camps de concentration sous Hitler.
Massacrés par les nazis, trahis par les staliniens et refoulés par les États-Unis et les autres puissances capitalistes, où les Juifs pouvaient-ils aller ?
Ils se sont battus pour rejoindre ce qui allait devenir Israël, contre l’opposition armée des dirigeants britanniques qui contrôlaient la Palestine.
Lorsque les Nations unies nouvellement créées ont approuvé la création de l’État d’Israël, les dirigeants juifs ont accepté son plan de partition, avec une section à majorité juive et l’autre à majorité arabe. Mais les dirigeants arabes semi-féodaux réactionnaires ont refusé. Cinq armées arabes, ainsi que des bandes irrégulières de l’Armée de libération arabe, ont attaqué le nouvel État d’Israël.
Avec de lourdes pertes des deux côtés, des milliers d’Arabes ont fui ou ont été expulsés d’Israël, qui a remporté la victoire. Des milliers d’Arabes sont restés dans le nouveau pays. Aujourd’hui, environ 20 % des citoyens israéliens sont arabes.
À la suite de la création d’Israël, les régimes arabes du Moyen-Orient ont brutalement expulsé leurs populations juives. Environ la moitié des Juifs d’Israël sont des descendants de Juifs originaires de ces pays arabes.
Montée de la haine des Juifs
Aucune des questions clé qui ont conduit à la montée de la haine des Juifs avant, pendant et après la Deuxième Guerre mondiale n’a été résolue. À l’époque impérialiste, quand la crise des dirigeants capitalistes et de leur système s’aggrave, ils recourent à la haine des Juifs. Ils cherchent à diviser et démoraliser la classe ouvrière et à encourager les bandes fascistes.
Il y a une nouvelle flambée d’actes violents motivés par la haine des Juifs à travers le monde, liée à l’approfondissement en cours de la crise capitaliste. Tant qu’il n’y aura pas de mouvement ouvrier dirigé par des révolutionnaires aux États-Unis, en France, en Grande-Bretagne et ailleurs qui considère la lutte contre la haine des Juifs comme une question de vie ou de mort, des milliers de Juifs continueront à émigrer chaque année en Israël parce que c’est le seul gouvernement dans le monde qui défend les Juifs les armes à la main.
Près de la moitié des Juifs dans le monde vivent en Israël, un petit pays qui mesure 420 km de long et 16 km de large à son point le plus étroit et 110 km à son point le plus large. Une seule bombe nucléaire iranienne provoquerait un nouvel Holocauste.
C’est pourquoi la guerre défensive menée par Israël contre Téhéran vise à s’assurer que le régime clérical bourgeois ne puisse pas y développer des armes nucléaires ni des missiles à longue portée capables de causer des destructions massives.
